Qui suis je ?

Qui suis je ?
Bienvenu cher visiteur dont le chemin s'égare sur ce blog.

Moi, c'est Stéphanie la fille sur la photo d'à côté, j'ai 27 ans et j'habite dans une petite ville de province au coeur d'un écrin de verdure.
Je travaille dans le secrétariat comptable.

Pour faire court disons que j'ai plusieurs cordes à mon arc et que la compta en fait partie au milieu de mon bagou de commerciale refoulée, de réceptionniste anglo saxonnisée et surtout d'artiste désenchantée.

Car ma passion, loin des bilans comptables et des hôtels aseptisés de luxe et de volupté, demeure bel et bien dans le domaine de l'art.
J'écris depuis bien longtemps déjà mais la flemme de publier du coup je calme ma soif de créativité sur les forums RPG sur lesquels j'incarne des personnages aussi compliqués et ambigüs que moi.
Lié à ce vif intérêt pour les histoires imaginaires, je créé des montages vidéos.
Mettre en musique et en scène mes petites fictions et celles en rapport avec mon RPG favori est aussi quelque chose d'extraordinaire.
Et vive les sites de vidéos en ligne sur le net XD.

Mais ce n'est pas tout, je suis une passionnée de théâtre et les 2 petites heures de la semaine qui y sont consacrées sont une véritable bouffée d'oxygène ^^

Je fais aussi du cheval depuis que je tiens sur mes pattes. J'ai toujours aimé ça et dans le coin où j'habite pas besoin de faire 50 bornes pour se ballader.

Ensuite que vous dire de plus:

J'aime la vie sous toutes ses formes, je pense que celle ci est trop courte pour ne pas en profiter.
Mais en même temps je vénère une certaine forme de morbidité... Tordue n'est ce pas ?
Je le sais mais ça ne m'empêche pas de m'amuser quand il le faut et d'envoyer autour de moi des petites étoiles d'amour à tous ceux qui me sont chers ^^

Bon la suite au prochain article.
Suggérez moi de quoi vous voudriez que je vous parle ;)

# Posté le mardi 10 février 2009 11:22

Modifié le samedi 22 août 2009 19:36

Respect de la propriété intellectuelle

Merci de ne pas copier mes textes sans me demander mon autorisation.
Respect de la propriété intellectuelle

# Posté le jeudi 12 février 2009 05:01

Il était une fois...

Il était une fois...
Ses yeux noirs pourfendus d'une rêverie lointaine scrutent le ciel.
Ce soir, il est noir, parsemé de pierres de cristal scintillantes comme ses larmes qui ne couleront jamais. Il est noir, parsemé d'étoiles.

Il était une fois une petite fille à qui l'on donne trop, sans jamais qu'on lui offre ce qu'elle espère de tout son c½ur. Il était une fois...
Dans ses cheveux une fleur blanche, dans sa main un galet...

« Pray »qu'il est écrit dessus. Mais elle ne veut pas prier, elle ne veut plus, ça ne rime à rien. Les choses ne changent jamais quand bien même on les espère très fort, elles se contentent de mourir comme la feuille qui vient de tomber sur elle, caressant sa peau blanche et glacée.
Mourir comme la fourmi à qui elle vient d'arracher les six pattes et qui se tortille au creux de sa main comme si le trépas lui était interdit.
Elle la laisse tomber sur la terre humide, terre qui salit sa robe blanche. Elle se débat encore, pauvre créature qu'elle écrase enfin du bout de son index.

Quelle idée de l'habiller comme ça quand le ciel est si noir ? Elle veut être comme le ciel ; elle veut pleins d'étoiles pour s'éclairer, pour faire briller son regard non plus de rêves mais d'une douce réalité qui enfin lui montrerait du doigt un chemin.
Un chemin qui l'éloignerait de cette ombre obscure aux mains trapues et violentes. Elles ne seraient plus, non... Elles ne s'abattraient plus sur elle.
O douleur, la quitterais tu enfin ? O impasse des sens, impasse de l'esprit ouvrirais tu enfin tes portes ? O sourire... te poserais-tu enfin sur ses lèvres ?

Il était une fois une petite fille à qui l'on donne trop, sans jamais qu'on lui offre ce qu'elle espère de tout son c½ur. Il était une fois...
Dans ses cheveux une fleur blanche, dans sa main un chemin...

Et sur cette voie nouvelle, le cycle se répète. Le même schéma, les mêmes peurs, le même abîme dévoilent leurs visages familiers qu'elle a envie de toucher pour voir s'ils demeurent toujours aussi rugueux. Elle a envie mais ne le fait pas.
Elle jette le galet.
« Pray »... qu'il est écrit dessus...
Mais ça n'a pas de sens, rien n'a de sens. Ni l'humus trempé, ni sa robe blanche, ni la fleur dans ses cheveux, ni le bout de fourmi écrasé collé à son index.
Rien...Rien ni personne.

Ses yeux noirs pourfendus de tristesse scrutent le ciel.
La nuit dure, a-t-elle déjà été aussi longue, aussi douce ? Peut être oui, l'infini des possibilités, l'infini des étoiles, l'infini...
Le murmure de l'obscurité, la froideur de la terre, les frissons sur ses bras nus, sur ses joues à jamais sèches, sèches de larmes, sèches du moindre espoir.
Le murmure des gens, du monde... Et elle, avec son galet jeté au loin... sa robe blanche...sa fleur dans les cheveux...son bout de fourmi écrasée...

# Posté le mercredi 11 février 2009 08:20

Modifié le jeudi 12 février 2009 05:04

Le Chant du Coq

Le Chant du Coq
Ce matin le coq à chanté 3 fois.

Au premier cri, il s'est levé. La chambre est silencieuse, plus rien ne respire et lui, il soupire.
Le volet s'est ouvert. Etrange, en arrivant à la cuisine, il ne se souvient pas l'avoir fait. Il oublie parfois, il n'est plus tout jeune.
Une odeur dans la pièce, ce ne peut être celle du repas de la veille, le jambon froid n'a pas d'odeur. Et pourtant c'est l'odeur d'une petite sauce mijotée perdue dans l'air de la nuit qui s'endort.
Il soupire, il se souvient parfois, il n'est plus tout à fait dans l'instant présent.
Du froid sous ses doigts ridés, le bol qu'il va remplir de café chaud.

Au deuxième cri, il tire le pain de la huche. Il sent bon, depuis qu'il est enfant ce pain là à toujours la même odeur. Enfant ? Les années écoulées sont si nombreuses qu'il se perd dans les chiffres, les dates valsent au son des bals d'autrefois.
Il les entend parfois, il n'est pas complètement sourd.

Au troisième cri, la cafetière chante, s'éraille, gargouille comme un râle de mourant. Fera-t-il ce bruit là quand enfin il se préparera à la rejoindre ?

« Oh Marie tu me manques. La lumière de tes yeux brillants du sang du large, tes cheveux ondoyant des larmes du soleil. Oh Marie, Marie... »

Il soupire, il s'en souvient toujours. L'amour s'accroche parfois si fort que par delà les étages des mondes échelonnant l'univers matériel aux hautes sphères, il s'accroche, rayonne et guide.
Amour passion, amour pétri d'éternel, amour au quotidien.

Le jour où il la rencontra, sa robe chatoyante ondulant sur les airs d'accordéon, remonte à bien longtemps. La Guerre des Tranchées révélait au monde la beauté de la cruauté des hommes.
Le monde tombait en pièces et lui vivait comme jamais. Dans les yeux de la jolie blonde, dans la caresse de sa main, dans l'espoir de ses paroles et réciproquement Marie n'avait de cesse d'attendre de lui ce sentiment qui la frappait à chaque seconde d'une force toujours plus désespérée.

Quand il s'accorde, qu'il vibre au diapason d'une sensibilité commune l'amour sème-t-il en nous le chemin secret du bonheur ? Ou alors est-ce une route que nous nous traçons, insatiable de se contenter de notre solitude ? Ou alors...



Dans les yeux du garçonnet deux individus furieux. Ils crient, semblant trouver cela drôle. Le bruit d'un vase qui se brise, un mot qui grince et sent la colère ? Ce mot il le connait, Maman ne veut pas qu'il le dise. Quand parfois il a le malheur de sortir de sa bouche, ses yeux si doux deviennent durs, plus noirs. Sa voix gronde quand il la considère plein d'attente, de chagrin refoulé. Mais les Grands appellent cela du caprice alors il se tait, il a appris à se taire.

« J'en ai marre de tes excuses, de ta connerie. Pourquoi ne me dit tu pas la vérité ? C'est trop te demander »

Une gifle, elle claque. C'est un son mat, la main de son père de toute évidence. Elle pleure maintenant, elle court dans sa chambre et claque la porte derrière elle.
Lentement il sort de sous sa cachette, la table du salon ressemble étrangement à une cabane et s'avance vers son père, assis sur le sofa, le crâne dans ses paumes, cette paume encore tiède de la claque.

« Si tu savais comme j'aime ta mère. Elle est tout pour moi, je ferais n'importe quoi pour elle, n'importe quoi sauf m'arrêter de frapper, d'aller voir d'autres femmes. Je voudrais tant la prendre dans mes bras, l'embrasser avec douceur lui dire que maintenant tout ira bien... Mais je ne peux pas, je ne peux plus... Quelque chose en moi... Désolé bonhomme, tu ne doit rien comprendre à tout cela »

De ses prunelles écarquillées devant lesquelles dansent encore les personnages de dessin animé capturés entre les deux pieds de la chaise, il a écouté chacun des mots. Il ne saisit pas tout, ce qu'il perçoit c'est la souffrance de cet homme. Souffrir c'est un peu comme quand il se dispute avec Pauline la petite voisine qu'il trouve jolie. Il la demande souvent pour jouer quand la voix de l'enfant passe par-dessus la haie clôturant le pavillon, il aimerait lui faire un câlin comme à Maman mais jouer aux gangsters est tellement plus rigolo que ce sentiment qu'aujourd'hui il n'a pas envie d'apprivoiser.

« Entre elle et moi, tout aurait pu être différent. Elle a changé Gaëtan, elle n'est plus comme avant. Elle dit que c'est moi qui aie tort mais je ne pense pas... J'en sais rien »



Quand l'accord est faussé, que le diapason ne sort que des notes falsifiées, l'amour est souffrance et déchirement. Il joue inconsciemment le jeu de la séduction initiale mais au final n'entonne que le requiem de la discorde et la violence.

Souffrance ou bonheur, violence ou tendresse.

Les déclinaisons sont bien paradoxales. Reviennent-elles toujours au même point ou au contraire, telles des parallèles, elles suivent une route incertaine dans l'univers de nos schémas de pensée.
Le comble d'un parallèle réside dans le fait qu'aucun point commun ne les rapproche. Or dans la nature humaine rien n'est déterminé. Les composantes interagissent les unes avec les autres indéfiniment. De la souffrance dans le bonheur ? De la tendresse dans la violence ?
Dans le feu des situations de joie ou de désespoir, il ne nous est pas toujours évident de faire la part des choses. En tant qu'être humain en avons le devoir.

L'homme, la femme, un sentiment, une désillusion... Un éternel recommencement ou la continuité d'une route là où certains y dénichent la spirale.

Ce matin, le cop à chanté 3 fois.
La chambre ne respire plus.

Dans les yeux du garçonnet, deux individus furieux.
La télévision est éteinte, les personnages de dessin animés viennent de tirer le rideau.
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# Posté le samedi 22 août 2009 19:14

Modifié le samedi 22 août 2009 19:31